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La sécurité alimentaire : une réalité croissante en Afrique

Qu’est-ce que la sécurité alimentaire et l’insécurité alimentaire ?

La sécurité alimentaire, telle que définie par le Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale de l’Organisation des Nations Unies, signifie que tout individu, à tout moment, a un accès physique, social et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive qui répond à ses préférences alimentaires et à ses besoins diététiques pour une vie saine et active. La santé, c’est la richesse et la richesse permet la santé (les aliments bios et les plus sains au sommet de la chaîne alimentaire) – c’est un fait et l’ignorer reviendrait à faire l’autruche, la tête dans le sable.

Avant d’aborder ce qu’est l’insécurité alimentaire, il est important de l’analyser sous sa forme la plus simple dans la chaîne alimentaire agricole de base. Il est important d’ajouter que le logement fait partie intégrante du problème/solution, et aussi :

  • la pauvreté extrême, l’agriculture de subsistance (villages tribaux, consommation et malnutrition) ;
  • l’autosuffisance – produire pour le marché formel et informel ;
  • les riches, l’agriculture à domicile ; et
  • les grands producteurs, les créateurs de richesse.

 

La sécurité alimentaire : une nécessité

Le besoin de sécurité alimentaire en Afrique est réel et vital en raison de la croissance démographique, de l’instabilité politique, des conditions de marché défavorables, du réchauffement climatique et de l’inflation, entre autres.

C’est pourquoi les stratégies d’adaptation et l’impact investing inhérent sont essentiels. L’influence des investisseurs privés, des investisseurs institutionnels, des institutions de financement du développement, des fondations, des ONG, des organismes gouvernementaux et d’autres investisseurs a beaucoup contribué à la lutte contre la l’insécurité alimentaire en Afrique.

 

Pourquoi la sécurité alimentaire est-elle essentielle ?

La forte croissance du nombre de chômeurs et des zones d’habitation en milieu urbain est l’une des principales causes de malnutrition et de pauvreté. Nous avons constaté, au cours de la dernière décennie, qu’un développement efficace du secteur agricole est une réalité avérée pour réduire sensiblement la pauvreté. La véritable cause de l’insécurité alimentaire est profondément enracinée dans la pauvreté dans tous ses aspects. Une telle situation provoque évidemment des réductions considérables de la capacité d’un pays à améliorer son secteur agricole et son économie en général. Toutefois, si les subventions du gouvernement incitent davantage à rester chez soi qu’à travailler, les mesures de lutte contre la pauvreté resteront une problématique, ignorant la nature humaine pour la sécurité alimentaire.

L’insécurité alimentaire fait référence au manque d’accès à une nourriture suffisante, de bonne qualité, saine et culturellement appropriée. Tout le monde a besoin de manger, et nous devons tous manger une certaine quantité pour rester en bonne santé et rester actifs. L’insécurité alimentaire – souvent liée à la pauvreté – diminue la capacité des pays à développer leurs marchés et leurs économies agricoles.

Il s’agit davantage de remplir un estomac vide que de se concentrer sur une alimentation saine, ce qui entre en jeu à un stade ultérieur. Par conséquent, l’accès à une alimentation saine et de qualité est essentiel à l’existence humaine. Les avantages pour les filières alimentaires appropriées se traduisent par des impacts positifs de grande envergure, notamment

  • Réduction de la pauvreté ;
  • Croissance économique et création d’emplois ;
  • L’amélioration de la santé et des soins de santé ;
  • Opportunités commerciales ; et
  • Une sécurité et une stabilité mondiales accrues

Des études menées en 2019 ont révélé qu’un Africain sur trois, soit 422 millions de personnes, vit en dessous du seuil de pauvreté. Cela représente plus de 70 % des personnes les plus pauvres du monde.

Selon une prévision réalisée par le World Data Lab, l’Afrique lutte contre la pauvreté avec le soutien de plusieurs acteurs et donateurs. Les Africains sont sur la bonne voie pour échapper à l’extrême pauvreté. Même si le rythme de la réduction de la pauvreté est très faible (seulement 367 personnes par jour), il démontre clairement que l’impact est positif et que des efforts plus importants doivent être déployés d’avantage au cours des prochaines années. Il est également prévu que d’ici mi-2020, la pauvreté totale en Afrique aura diminué d’un million de personnes.

 

Intégration des investisseurs d’impact

Grâce à l’aide financière et à l’assistance technique des investisseurs d’impact, les progrès réalisés en termes de sécurité alimentaire ont été remarquables:

  • Amélioration des marchés agricoles et augmentation de la production ;
  • Financement de la recherche visant à renforcer la résistance des haricots aux maladies et à augmenter la production agricole ;
  • Initiatives mondiales visant à briser le cycle de la faim et de la pauvreté ;
  • Développement de nouveaux produits alimentaires, conçus et testés pour améliorer la valeur nutritionnelle des produits livrée à l’étranger ;
  • Renforcer les systèmes de vulgarisation des pays en développement.

Dans le cadre de sa stratégie « Feed Africa », la Banque africaine de développement a beaucoup investi au fil des ans. La banque compte également investir 24 milliards de dollars US au cours des dix prochaines années pour soutenir la transformation de l’agriculture africaine. Les domaines suivants seront essentiels :

  • Réduction des déchets et amélioration des canaux de distribution ;
  • Mesures incitatives financières visant à augmenter la production de produits tels que le millet, le sorgho, le café et les noix de cajou ;
  • Les infrastructures au sens large (par exemple, les routes et l’énergie) ;
  • Travailler à un cadre réglementaire commun à travers le continent ;
  • Lancer des plans de transformation ; et
  • Veiller à ce que la transformation assure l’inclusion, la durabilité et la sécurité alimentaire.

 

Défis

De nombreux défis entravent la sécurité alimentaire en Afrique. Il existe de nombreux micro et macro facteurs que les parties prenantes doivent atténuer et traiter afin de lutter contre la malnutrition.

L’ego et les intérêts personnels doivent être mis de côté afin de réduire les facteurs suivants :

  • Instabilité politique et crise interne ;
  • Conflits civils ;
  • Une corruption sans fin ;
  • Les conditions économiques défavorables qui découragent les investisseurs d’impact ;
  • Leaderships faible ; et
  • Manque de mesures incitatives.

 

Atténuer les effets non prévus de la COVID-19

L’émergence de la COVID-19 perturbe le monde entier à tous les niveaux. Les gens luttent pour manger sainement afin de renforcer leur système immunitaire contre le virus. Imaginez l’impact de l’insécurité alimentaire sur les personnes les plus vulnérables.

Toutes les conditions sont réunies pour permettre à une telle épidémie de nuire à la sécurité alimentaire dans le monde, plus particulièrement en Afrique. De nombreux pays déploient des efforts considérables pour que l’agriculture reste une activité essentielle et sûre, que les marchés soient bien approvisionnés en aliments nutritifs et abordables et que les consommateurs puissent toujours accéder à la nourriture et l’acheter malgré les restrictions de déplacement et les pertes de revenus.

Outre les répercussions de la COVID-19 (mesures de confinement, perturbation des canaux de distribution et installations sanitaires inadéquates), d’énormes essaims de criquets pèlerins ont ravagé les cultures en Afrique de l’Est. Le continent est plus dépendant que jamais d’assistance extérieure.

Toutefois, l’aspect positif de cette crise est que la Banque mondiale travaille avec les gouvernements et les partenaires internationaux pour surveiller de près les chaînes d’approvisionnement alimentaire et agricole nationales, et la manière dont la perte d’emploi et de revenu affecte la capacité des gens à acheter de la nourriture.

En Angola par exemple, la Banque mondiale a financé un projet agricole pour aider les coopératives d’agriculteurs et autres entreprises agricoles (petites et moyennes) à se développer. Le projet a aidé ces acteurs à répondre aux besoins des communautés locales pendant la pandémie.

 

Interview du Dr Johan Badenhorst: Cas réels d’initiatives en faveur de la sécurité alimentaire

À ce sujet, nous sommes heureux de partager l’avis du Dr Johan Badenhorst. Il est le fondateur de BIQ X, une société Global Business enregistrée selon les lois de Maurice. En tant qu’analyste financier expérimenté, stratège et innovateur dans le domaine de l’optimisation des structures financières, le Dr Johan Badenhorst a mis l’accent sur les aspects suivants :

Autorités tribales

Une grande partie de l’Afrique est constituée de zones rurales et la plupart sont sous le contrôle de chefs de tribu. Le principal mode de survie est l’agriculture de subsistance. De nombreuses ONG disposant de ressources limitées tentent de réduire la malnutrition par des méthodes agricoles plus qualitatives et mieux organisées. Toutefois, elle reste une agriculture de subsistance.

ONG

Les ONG, dans bien des cas, mènent une bataille difficile. En raison de l’importance de l’agriculture de subsistance et de l’éducation, la principale contrainte est le financement. Une autre partie du problème est que plusieurs ONG sont créées en raison des énormes défis à relever, d’où l’accroissement des besoins de financement de la part des institutions publiques qui sont, elles, limitées et sous-financées. La pression est également croissante de la part du secteur privé pour équilibrer la demande de rendement des investisseurs et la malnutrition.

Capitaux mal utilisés

Au fil des années, j’ai constaté qu’un minimum de 90 % des fonds vont dans le système, et moins de 10 % vont là où se trouve le véritable besoin. BIQ X a mis au point un système qui fonctionne de la manière suivante : donnez-nous 1 rand et nous vous reverserons le bénéfice à la valeur de ZAR 10. Les banques vous donneront 1 rand et vous en demanderont 10.

Pouvoir du marché

Dans de nombreux cas, les petites unités de micro-alimentation de rue, contrôlées par un syndicat et les vendeurs de rue, sont à la merci du financement pour acheter de la nourriture à vendre. J’ai constaté depuis plusieurs années que les stands informels de micro-alimentation suivent le marché, ce qui est typique de l’expertise entrepreneuriale. Si ce coin de rue n’est pas adéquat, ils vont surgir et migrer vers des endroits où les acheteurs sont plus actifs.

Coût du capital

Le coût du capital de subsistance, en particulier dans les magasins de micro-alimentation urbains, peut atteindre plus de 50 % par jour. Les investisseurs informels vous prête 10 rand pour pouvoir acquérir des actions, le vendeur vend pour 20 rand et rembourse 15 rand pour un bénéfice de 5 rand. Ensuite, le vendeur emprunte 20 rand, et le cycle se poursuit.

C’est le meilleur domaine pour les obligations à impact social, et ce, tant que l’argent n’est pas contrôlé par des institutions publiques et privées, trust communautaire des bénéficiaires, et ni employé par des ONG.

 

Sources et références :

International Food Policy Research Institute – https://www.ifpri.org/

Food and Agriculture Organization of the United Nations – http://www.fao.org/

United States Department of Agriculture National Institute of Food and Agriculture (NIFA) – https://nifa.usda.gov/

Brookings Institution – https://www.brookings.edu

Alliance for a Green Revolution in Africa – https://agra.org/

Banque mondiale – https://www.worldbank.org

 

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